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Dans ce blog, je raconte des séances en préservant l'anonymat des personnes bien sûr, de façon à donner une idée de ma façon de travailler.
Je change les détails et garde la structure de la séance pour éviter que quiconque puisse se reconnaître.
Dans certains articles, je me contente d'aborder certains sujets relatifs à l'hypnose pour répondre indirectement à des questions qui reviennent souvent en cabinet

  • THERAPIE BREVE ET HYPNOTHERAPIE

    L’hypnothérapie, une thérapie brève ?

    Combien de séances

    La question qui revient le plus souvent lorsque des personnes m’appellent pour se renseigner sur l’hypnothérapie est : « combien de séances va-t-il me falloir pour résoudre mon problème ? », et la réponse est invariablement la même : « ça dépend ».
    oui, je sais, c’est irritant pour certains de ne pas savoir à l’avance.
    Tâchons de développer.
    Thérapie brève ne veut pas dire thérapie flash, et lorsque vous venez pour un problème très ciblé, ce qui n’est pas toujours le cas, il peut cacher des blessures du passé à traiter et des mécanismes de protection inconsciemment appris parfois il y a très longtemps, vous empêchant de bien vivre votre vie.
    Même un « simple » arrêt tabac peut vous mettre face à vous-même et mettre à jour des problèmes sous-jacents à traiter pour vous sentir mieux dans votre vie : vous arrêtez de fumer et vous prenez soudain conscience de certaines choses que le tabac dissimulait pour vous en arrière-plan de la conscience.


    Le processus thérapeutique

    Dans le mot hypnothérapie, il y a thérapie, ce qui veut dire un processus de transformation dans lequel il faut entrer et qu’il va falloir dérouler dans le temps pour laisser les changements se faire au bon rythme.
    Pour un travail profond et durable, il est souhaitable de se voir régulièrement, idéalement toutes les deux semaines environ, pour pouvoir faire le lien entre les séances, vous permettre des prises de conscience et ainsi progresser dans votre cheminement.
    Certaines personnes entrent très vite et s’engagent à fond dans leur thérapie, ce qui permet une évolution rapide en quelques séances, quand d’autres sont tellement verrouillées qu’il va leur falloir des mois pour s’impliquer, devenir responsables de leur vie, et atteindre leurs objectifs.
    Ce n’est pas quelque chose qui se décide consciemment et il est important de respecter le rythme de chacun avec ses mécanismes propres et ses particularités.
    Posez-vous la question : jusqu’où êtes-vous prêt.e à aller pour vous sentir bien dans votre vie ? Combien de séances vous semblent raisonnables ? Combien de séances valez-vous?
    Une thérapie est un engagement avec soi-même, un travail sur soi pas toujours confortable il est vrai, et qui peut aboutir à de véritables transformations tout à fait réjouissantes.


    V., 28 ans, stressé de la vie


    J’ai eu l’occasion d’accompagner ce jeune homme il y a peu ; il venait au départ pour des problèmes génériques de stress, selon lui tout le stressait : son travail, les imprévus en général, les autres.
    Il avait beaucoup d’eczéma sur les mains, dormait mal, et éprouvait des difficultés dans ses relations aux femmes suite à une rupture douloureuse et brutale pour lui.
    En 7 séances, il s’est littéralement transformé. Les premières séances étaient pleines d’émotions et il pleurait beaucoup ce qui était nouveau pour lui : il y eut des événements de l’enfance qui avaient donné lieu à un sentiment d’abandon encore très vivace, un deuil pas vraiment accompli, le traumatisme de la rupture sentimentale, et peu à peu un jeune homme qui se renforçait, prenait confiance en lui, et apprenait à gérer ses émotions.
    Quand il est venu en dernière séance, il m’a dit : « tout va bien, je crois que je suis au bout de cette thérapie ». J’ai remarqué qu’il n’avait plus d’eczéma, comme si le symptôme était devenu inutile. Il m'a aussi révélé qu'il avait rencontré une jeune femme avec qui il se sentait bien, sans pour autant avoir de grandes attentes pour le moment, la rencontre étant très récente. Nous avons fait une séance conclusive pour rendre tous ces changements durables dans le temps.
    C’est toujours un grand plaisir pour moi de voir repartir quelqu’un à la fin de sa thérapie, si différent et changé.
    Il y a bien eu une ou 2 séances de découragement, d’impression que rien ne changeait, ou qu’il y avait une rechute, mais en l’accompagnant, ce jeune homme a surmonté ses propres freins avec courage et n’est plus la même personne aux dires mêmes de son entourage.
    Il m’arrive aussi d’accompagner des personnes qui ne souhaitent pas aller dans un travail en profondeur et préfèrent rester à la surface et s’occuper de leur symptôme uniquement. Cela peut marcher, ou cela peut donner lieu à un déplacement du symptôme. Je les préviens systématiquement et souvent ils reviennent plus tard pour s’attaquer à leurs vrais problèmes.

     

    Conclusion

     


    Entamer une thérapie, qu’elle soit à base d’hypnose ou autre, demande un véritable engagement et une forte motivation pour poursuivre les séances, surmonter les obstacles et se rapprocher à son rythme de ses objectifs. C’est un chemin passionnant à découvrir pour un consultant et passionnant à accompagner pour un thérapeute.

  • LES DANGERS SUPPOSÉS DE L'HYPNOSE

    L’hypnose est-elle dangereuse ?

    Il y a quelques semaines, j’ai reçu une personne dans mon cabinet, totalement paniquée à l’idée d’aller en hypnose,
    Elle refusait que je la regarde, et craignait de perdre le contrôle d’elle-même.
    Je lui ai dit que je comprenais qu'elle ait peur, et que j'allais l'accompagner à apprivoiser et contrôler son état d'hypnose
    pour qu'elle apprenne à s'en servir en toute autonomie.
    Il faut bien reconnaître que le danger de l’hypnose est un sujet récurrent et que l’hypnose pâtit d’une réputation
    un peu sulfureuse dans certains esprits, ce qui finalement n’est pas si surprenant, au vu de l’image de l’hypnose que
    donnent à voir certains spectacles.
    Nous avons tous pu voir des sujets dont le corps était maintenu immobile et parfaitement rigide entre deux chaises,
    tandis que l’hypnotiseur lui faisait porter des charges de plus en plus lourdes.
    Le Dr Erickson, ce fameux psychiatre à l’origine de l’hypnose Ericksonienne, ne goûtait pas du tout ce genre de
    divertissement, selon lui totalement irrespectueux des personnes.
    Mais il faut garder à l’esprit que l’individu sur scène s’est porté volontaire pour jouer le jeu et a montré des aptitudes
    particulières à l’état de transe lors du pré-test effectué par l’hypnotiseur.
    En aucun cas l’hypnotiseur ne pourrait lui faire faire quelque chose qui va à l’encontre de ses valeurs.
    Le Dr Erickson s’est largement intéressé à cette question du pouvoir de l’hypnose dès 1932, et a mené de très nombreuses
    expériences sur ce sujet, dont vous trouverez le détail dans les fameux « Collected Papers », qui contiennent l’ensemble de
    toutes ses publications réunies en 4 tomes.
    Le chapitre 25 du tome 1 détaille les expériences menées par le médecin psychiatre et montre qu’il n’a pas ménagé sa peine
    pour vraiment s’assurer d’une étude la moins biaisée possible. Certains sujets d’ailleurs lui en voulurent et il lui fallut rétablir la
    relation et expliquer sa démarche et le but de l’expérience par la suite pour pouvoir continuer à travailler avec eux. 
    L’article stipule en préambule : " quand on passe en revue la littérature sur le sujet, on pourrait penser que l’hypnose est pleine
    de dangers à condition d’accorder le moindre crédit à des opinions non fondées et à l’ignorance." Et de fait, il n’a trouvé trace
    d’aucune étude sérieuse sur le sujet.
    Mais il en a mené lui-même un grand nombre.

    L’hyper suggestibilité

    La première question posée concerne le fait que les personnes hypnotisées deviendraient de plus en plus suggestibles. En fait,
    Erickson a constaté que les sujets habitués à entrer en transe en un claquement de doigts pouvaient résister s’ils l’avaient décidé
    ou s’ils n’étaient plus intéressés par l’expérience menée. De plus, s’ils travaillaient avec un autre hypnotiste, il fallait tout reprendre
    au début dans l’apprentissage de la transe.
    Il m’est arrivé une fois en cabinet d’entendre quelqu’un me raconter qu’un hypnothérapeute l’avait conditionnée en transe pour la
    protéger d’autres hypnotiseurs car elle était influençable, et que de ce fait il lui était désormais impossible d’aller en transe.
    Les études du Dr Erickson montrent clairement que cela relève du pur fantasme.
    Dans un tel cas, plutôt que de démontrer à la personne qu'elle a tort, on utilise sa croyance pour lui faire vivre un état d'hypnose
    intéressant pour elle, et on va travailler sur ce qui fait qu'elle a "donné les clés du camion" à une tierce personne, pour peu à peu
    aller vers l'autonomie.

    Les modifications possibles de la personnalité

    Le Dr Erickson prend comme premiers exemples les membres de sa famille qu’il hypnotisa pendant plusieurs années consécutives
    sans déclencher de troubles de la personnalité.
    Mais le plus intéressant peut-être est le cas de nombreux psychothérapeutes ayant utilisé l’hypnose sans succès pour « induire
    délibérément des modifications de personnalité chez leurs patients ».
    Il donne l’exemple dans son article de l’homosexualité qui dans les années 30, aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd'hui,
    était considérée comme une pathologie et sur laquelle l’hypnose se révélait bien sûr totalement inefficace.
    Selon lui, aucune étude sérieuse n’a pu montrer que l’hypnose pouvait changer la personnalité d'un individu.

    Influence sur le discernement entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas

    Le Dr Erickson évoque ici le fait qu’une séance d’hypnose est limitée dans le temps, et il relèverait du miracle qu’une « procédure
    de durée limitée puisse modifier fondamentalement des habitudes psychologiques établies tout au long de la vie ».
    Il n'a jamais eu de cas dans les centaines qu'il a traités, de patients qui auraient perdu leur faculté de discernement entre réel
    et "imaginaire" suite à une séance d'hypnose.

    L’utilisation de l’hypnose pour échapper à une situation désagréable

    Quelqu’un pourrait-il se persuader en autohypnose qu’il a déjà effectué une tâche pénible pour y échapper par exemple ?
    Le Dr Erickson n’a remarqué que des cas où les sujets tiraient bénéfice de leurs apprentissages hypnotiques, et n’a
    rencontré aucun cas sur les centaines de patients qu’il a accompagnées, où le patient aurait utilisé son apprentissage
    hypnotique de façon défavorable pour lui, par exemple en élaborant une stratégie sophistiquée d'évitement.

    Conclusion

    Le Dr Erickson a poussé très loin ses expériences pour vérifier le pouvoir de l’hypnose, soit en demandant à des sujets
    en transe de s’infliger un dommage physique ou psychologique, soit en menant des expériences impliquant pour les sujets
    d’abîmer ou perdre des biens personnels, ou encore d’enfreindre leurs règles morales ou sociales, ou bien même de nuire à quelqu’un.
    Il induisait systématiquement une amnésie, et posa aussi quelques suggestions post-hypnotiques destinées à induire certains
    comportements ou actions voulu.e.s après la séance.
    Le plus étonnant à mon avis dans ces expériences, réside dans le fait que non seulement aucune expérience d’hypnose n’a réussi
    en ce sens, mais encore qu’il a été possible de persuader certains sujets de commettre certains actes à la limite de l’acceptable
    pour eux, à l’état de veille, compte tenu peut-être de l’intérêt scientifique supposé de l’expérience, et sans doute aussi du charisme
    incontesté semble-t-il d'Erickson, ce qui s’est révélé totalement impossible en état d’hypnose du fait de leur refus catégorique.
    Dans l’état de transe, Le médecin n’obtint aucun résultat probant, si ce n’est une certaine agressivité des sujets à son égard, sans que
    les sujets comprennent pourquoi du fait de l’amnésie,  jusqu’à ce qu’il explique à l’état de veille les détails de l’expérience, et que la
    relation rentre dans l’ordre, avec tout de même, pour certains, une certaine réticence ou carrément un refus à se prêter à des
    expériences ultérieures.

    En somme, penser qu’un hypnotiste ou hypnothérapeute pourrait prendre le contrôle de l’esprit de quelqu’un et lui faire faire
    n’importe quoi relève de la pure fiction.
    Ce n’est tout bonnement pas possible, grâce à tous les mécanismes internes d’auto protection de tout un chacun.  
    Nous voici rassuré.e.s donc!
    Ce qui ne dispense pas de se confier aux soins d'un hypnothérapeute qui inspire confiance, correctement formé à l'hypnose, qui sait
    ce qu'il fait, et respectueux des personnes qui sollicitent son accompagnement.

    Lorsque j'accueille des personnes qui ont peur de l'hypnose en cabinet, je leur explique qu'elles vont apprendre à gérer leur état
    d'hypnose, à le contrôler et à jouer avec, pour faire de leur inconscient un allié et changer vraiment ce qu'elles veulent
    changer, que ce soit un comportement inapproprié, une façon inadaptée de gérer leurs émotions, ou une perception limitante
    d'un événement passé ou d'une situation.

    Pour plus de détails sur le déroulé d'une séance dans mon cabinet, cliquez ICI

    [source : Collected Papers Milton H Erickson « De la nature de l’hypnose et de la suggestion – Tome I]

    PRENDRE RV SUR DOCTOLIB

     

     

  • DES CAUCHEMARS D'ENFANT DE TOUTES LES COULEURS

    B., 5 ans, vient me voir avec sa maman. Il fait souvent des cauchemars depuis quelque temps, en fait plus précisément depuis la mort de son grand-père, décédé à la suite d’une maladie grave et rapidement mortelle. Parfois B. dit à sa maman : « quand vous serez morts papa et toi, moi je veux être mort pour pas être tout seul ». Sa maman et lui sont très fusionnels me dit-elle. Il l’a vue triste et voulait la consoler. Il se réveille parfois en hurlant, et semble effrayé, les yeux ouverts, sans se réveiller vraiment.
    Il sait que le corps de son grand-père est au cimetière et que son âme est au ciel comme une étoile qui veille sur lui. Il pense que Dieu est venu le chercher et qu’il est content car il ne souffre plus.
    B. aime beaucoup jouer à Mario Kart et il a même battu son papa au jeu une fois.
    Et au fait, ils sont où ses cauchemars ? Dans sa tête bien sûr !  
    Et ils sont de quelle couleur ? Ils sont de toutes les couleurs. Et la couleur préférée de B. est le jaune, mais pas n’importe quel jaune, le jaune fluo !
    J’invite B. à imaginer qu’il souffle ces cauchemars de toutes les couleurs de sa tête, grâce à son bras qui rêve, et quand le bras sera complètement redescendu, il n’y aura plus que le nuage jaune fluo et plein de jolis rêves posés dessus, des rêves où il joue à Mario Kart contre son frêre, papa et maman et où il gagne.
    Est-ce que c’est mieux ? Oui bien sûr !
    Puis je propose à B. de faire un joli dessin.
    Il y a la tête dont sortent les cauchemars de toutes les couleurs et qui s’est remplie de jaune fluo, puis pendant que nous parlons avec sa maman se rajoute un dragon qui souffle les cauchemars de toutes les couleurs de sa gueule, comme s’il crachait du feu.
    Il y a aussi une araignée qui s’apprête à le piquer, mais heureusement, un oiseau arrive par la droite et va la manger pour l'empêcher de piquer le dragon.
    Je contacte la maman de B. quelque temps plus tard et elle m’informe qu’il va beaucoup mieux. Visiblement il n’y aura pas besoin de deuxième séance pour lui.

    Avec les jeunes enfants, on raconte des histoires, on va dans leur monde magique, on trouve des solutions, et il est très fréquent qu’ils évacuent ainsi leurs difficultés.
    L’hypnose est possible avec les enfants à partir de 4 ans et demie.

     

    En savoir plus

  • FAITES MOI ARRETER DE FUMER AVEC L'HYPNOSE

    D., fringante retraitée, vient à sa première séance d’hypnothérapie avec cette demande : « je veux que vous me fassiez arrêter de fumer. J’attends une baguette magique. Vous êtes mon dernier espoir, j’ai tout essayé ! ».
    Elle fume depuis ses 18 ans et en a plus de 70, elle a essayé les patches, une séance d’hypnose par un médecin qu’elle a trouvé ridicule, et d’autres choses encore,  et à chaque fois elle se sentait enragée de ne plus pouvoir fumer.
    C’est son médecin qui l’envoie vers moi.
    Son entourage lui fait sans cesse des remarques sur le fait qu'elle continue à fumer, ce qui l'énerve; elle veut arrêter pour elle, pas pour les autres!
    Je regarde D et lui demande combien de temps elle se donne pour arrêter de fumer et elle me dit qu’elle est motivée pour s’engager dans un véritable processus, même si cela doit prendre plusieurs séances.
    On se met d’accord : on va prendre le temps pour explorer ensemble, peut-être une séance suffira, et sans doute en faudra-t-il plus, et peu importe, ce qui compte est d'y arriver à un moment donné.
    On balaie un peu l’histoire de sa vie, ce qu’elle aime et n’aime pas dans sa vie actuelle et elle réalise au fur et à mesure qu’il y a des blessures du passé qui sont encore assez vives pour impacter son présent.
    Un père disparu quand elle était enfant, une mère très autoritaire, etc…
    Quand elle fume, elle se récompense des efforts qu’elle a pu faire, ou elle se détend après une contrariété.
    Sa première séance d’hypnose avec ce médecin n’étant pas concluante, nous convenons ensemble qu’elle pourra partager en direct ses remarques si cela ne se passe pas comme elle le souhaite ou l’imagine de son point de vue.
    Elle imagine que ça va être comme du sommeil pendant lequel je vais lui donner des ordres.
    Du coup, nous partons de cela : elle commence par fixer un point devant elle et se laisser guider dans une sorte sommeil comme elle se le représente.
    Peu à peu je constate que D. part ailleurs, à l’intérieur d’elle-même tandis qu’elle ferme les yeux.
    Je l’accompagne à approfondir encore cette sorte de plongée intérieure et je soulève son poignet pour faciliter tout cela, comme une main extérieure qui la guiderait un peu plus loin, en contact avec sa part inconsciente.
    Le poignet reste en l’air sans effort.
    Puis la main se met en mouvement et descend tout doucement à son rythme vers la cuisse, le temps d’établir l’état intérieur le plus intéressant pour elle à vivre aujourd’hui.
    Puis j’invite sa part inconsciente à préparer le terrain pour elle de manière à lui faciliter le changement de comportement, en réalisant qu’il y a mille possibilités de se récompenser ou se détendre, en réalisant que nous avons 5 sens pour varier encore nos expériences.
    Lorsque son inconscient est prêt, et a fait son travail, je lui demande de me le signaler par un mouvement automatique et c’est la main qui bouge légèrement.
    Puis j’invite D. à revenir de son voyage intérieur en ramenant avec elle tout ce qui va l’aider à arrêter de fumer, au bon rythme pour elle.
    D. me dit qu’elle est satisfaite de sa séance. Elle est soulagée de savoir que même si elle refume après cette première séance, ça ne voudra pas dire que c’est foutu.
    Nous reprenons RV dans 15 jours et je l’invite à être curieuse des changements qui vont survenir dans les heures et les jours qui viennent.

    A suivre…

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  • L'HYPNOSE POUR LES ENFANTS

    L’hypnose pour les enfants

    De plus en plus de familles se tournent vers l’hypnose pour aider leur enfant à se sentir mieux, que ce soit à l’école, dans la famille ou avec les amis.
    L'hypnose pour les enfants peut se pratiquer à partir de l'âge de 4 ans 1/2. Avant cet âge, le travail thérapeutique se fait avec les parents, car souvent le symptôme exprimé par le bébé qui ne dort pas ou le très jeune enfant qui se réveille systématiquement toutes les nuits vient dire quelque chose de la famille ou du couple parental, et il est intéressant de l'explorer avec la famille.
    Notons bien sûr que chaque enfant évolue à son rythme et qu'il est souhaitable de consulter un pédiatre pour un bébé avant de faire quoique ce soit d'autre.
    Bien sûr il ne s'agit pas des mêmes techniques que pour les adultes avec les petits.
    Avec les jeunes enfants, la communication avec l'inconscient se fait au travers d'une histoire thérapeutique.
    Nous commençons par parler de ce que l'enfant traverse comme difficulté.
    Puis nous n'évoquons plus son problème directement, car bien souvent il en a assez d'en parler encore et encore;
    Nous commençons par apprendre à nous connaitre, créer le lien, et aller dans son pays magique.
    Souvent il sait déjà y aller, car les enfants n'ont aucun mal à imaginer quoique ce soit.
    Il me le décrit et m'en fait la plupart du temps un dessin, et c'est ainsi que la thérapie commence.
    J'utilise également les cartes créatives de Lise Bartoli, spécialiste de l'accompagnement des jeunes enfants, et par qui j'ai été formée.
    L'enfant imagine une histoire à partir de cartes qu'il tire au hasard et étonnamment, l'histoire imaginée est toujours en lien avec ce que vit l'enfant et ce qui lui pose problème.
    L'histoire raconte le problème d'un héros ou d'une héroïne qui se résout grâce à un ou une alliée, qui lui apporte un objet magique.
    L'enfant ne fait la plupart du temps pas le lien avec sa problèmatique et ce n'est pas souhaitable, son inconscient se charge de faire ce qu'il y a à faire pour l'aider à partir de cette histoire.
    Ce n'est pas son histoire mais l'histoire du héros ou de l'héroïne.
    Il y a auss presquei toujours une séance où je lui raconte une histoire spécialement créée pour lui. Elle s'élabore pendant la séance en fonction de ce que l'enfant "apporte" avec lui le jour de la séance.

    Quand il s'agit d'un.e pré-ado ou d'un.e ado, je prends aussi le temps de créer le lien thérapeutique et de comprendre son monde, ses centres d'intérêt. En début de première séance l'enfant vient avec son ou ses parents pour discuter le problème puis le ou les parents quittent le cabinet et je travaille avec l'enfant seul.e.
    Je lui laisse le soin ensuite de raconter ce qu'il veut de sa séance. Nos échanges restent strictement confidentiels à la condition qu'il ne se mette pas lui-même ou quiconque en danger bien sûr.
    L'hypnose peut être plus formelle et "traditionnelle" avec un ado, mais doit rester ludique dans la plupart des cas.

    La plupart du temps les enfants viennent un peu contraints par le parent. Il est important que d'emblée ils puissent se rendre compte de l'avantage pour eux à changer.
    Il faut qu'ils en aient envie. S'il s'agit uniquement d'une demande parentale, je peux proposer dans un premier temps, une séance uniquement avec le parent pour explorer l'enjeu de la demande, les émotions du parent demandeur par rapport au souci de l'enfant, les impacts sur la famille.

    Quels types de problèmes peut-on gérer avec l'hypnothérapie?

    Les enfants qui viennent dans mon cabinet avec leurs parents traversent souvent les mêmes difficultés : ils ont parfois des troubles de l’attention, sont hyperactifs ou souffrent d’un trouble dys (dyslexie, dyscalculie, dysphasie ou autre), ce qui leur occasionne un manque de confiance en eux, une perte d’estime d’eux-mêmes et du découragement.
    Dans d’autre cas il s’agit d’une impossibilité à gérer leurs émotions, générant des crises de colère pénibles pour l’entourage, ou alors une angoisse à l’idée de quitter le cocon familial et aller à l’école.
    Il peut s’agir d’énurésie, quand tout a été investigué médicalement, ce qui l’empêche de dormir chez des amis de crainte de faire pipi au lit chez eux.
    Certains ont des phobies, comme la peur panique des araignées, des chiens ou des abeilles.
    D'autres éprouvent de réelles difficultés à s'endormir ou sont réveillés par des cauchemars voire des terreurs nocturnes.

    Nous commençons à la première séance par parler tous ensemble du problème et chacun donne son point de vue.
    Il faut souvent plusieurs séances pour un problème installé depuis longtemps. Si aucun changement n’est constaté au bout de 3 ou 4 séances, cela signifie en général qu'il y a une résistance inconsciente au changement qu'il nous faudra explorer, ou que le problème est entretenu par le système familial, auquel cas il sera intéressant de faire des séances avec l’enfant et ses parents, voire même les frères et sœurs s’il y en a.

    Lorsque j’accompagne un enfant, mon but est de le guider à changer puis devenir autonome. C’est pourquoi je lui demande parfois de faire des exercices entre les séances, que ce soit de la sophrologie ou de petites tâches particulières.
    Les enfants n’ont la plupart du temps aucune difficulté à entrer en hypnose et nous imaginons souvent ensemble une histoire métaphorique en lien, de près ou de loin, avec leur problème.
    Cela va activer des changements inconscients et leur permettre de cheminer à leur rythme vers la résolution ou l’amélioration de la problématique.
    Les histoires évoluent au fur et à mesure du cheminement de l’enfant, jusqu’à ce qu’il sache gérer son problème initial.
    Parfois cela peut passer aussi par le dessin, ou de petits jeux hypnotiques activés par l’imagination : un bras qui se soulève au fur et à mesure qu’un travail intérieur de libération s’effectue par exemple.

    L’accompagnement se termine lorsque l’enfant se sent capable de gérer ses devoirs calmement, a confiance en ses capacités, connaît sa valeur, s’accepte comme il est, sait se concentrer quand il en a besoin, ou parvient à contrôler son comportement avec sa famille ou ses amis, voire s’est libéré de sa phobie ou de son énurésie.

    Les séances sont la plupart du temps espacées de 15 jours pour laisser à l’enfant le temps d’intégrer le travail effectué ensemble en séance.
    Chaque enfant peut changer, c’est une question de temps. Pour certains (rares il faut quand même le dire) une séance suffit à créer un vrai mouvement et le transformer, pour d’autres il en faut au moins 3 ou 4, voire beaucoup plus, pour obtenir le déclic et évoluer vers quelque chose de plus satisfaisant pour l'enfant et sa famille.

     

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  • UNE REGRESSION DANS LE PASSE AVEC L'HYPNOSE

    Du canoé dans les roseaux

    A., la trentaine, vient me voir en 2ème séance. Il n’a pas l’impression que grand-chose a bougé depuis la 1ère séance et voudrait vraiment apprendre à réguler ses émotions. Depuis toujours il est hypersensible, et pleure facilement, ce qui lui valait des remarques désobligeantes de la part de son père dans son enfance.
    Il est artiste et se met la pression quand il dessine pour ses projets personnels. Il a l’impression d’être trop tributaire du regard des autres.
    Il est très mal à l’aise en société lorsque le groupe d’individus dépasse 5 et devient alors comme transparent, car il ne peut pas surveiller la réaction de chacun.
    Il a aussi des petites obsessions qui lui pourrissent la vie, des détails sur lesquels il s’attarde car tout n’est pas parfait, et qui le bloquent, qui l’empêchent même de respirer.
    Il souhaite contrôler mieux ses émotions et s’affranchir du regard des autres, se permettre, s’autoriser à être vraiment lui-même.
    Globalement tout va bien dans sa vie et il a l’impression de se saboter lui-même ; il veut avoir confiance en lui.
    Il a l’impression de ne pas s’être complètement laissé aller lors de la 1ère séance.
    Alors on teste ensemble des trucs hypnotiques rigolos, histoire de voir ce qui lui convient le mieux. Et quand il imagine qu’il a 2 aimants dans les mains, au lieu de s’attirer elles se repoussent. Je l’encourage à laisser faire et peu à peu A. entre dans une transe de plus en plus profonde alors même que ses mains sont en mode automatique et finissent par se joindre et se relâcher complètement sur les cuisses, avec tout le reste qui part en transe hypnotique.
    Puis je demande à son inconscient de voyager dans le passé, aller chercher un plus jeune qui a manqué de quelque chose, en lien avec ce que l’on travaille.
    Et je fais parler A.
    Il est à bord d’une sorte de Nautilus en bois et voyage dans son passé. Au début il ne voit rien que du noir et des roches ; puis il y a des algues, du vert et une sorte de canyon. Et il se retrouve dans un souvenir très ancien où il fait du canoé tout seul dans les roseaux verts. Ses parents ont demandé au loueur s’il n’est pas trop petit et le loueur a dit : « non, il peut prendre un canoé tout seul ».
    L’inconscient a choisi ce souvenir là plutôt qu’un souvenir difficile comme il lui était suggéré et il a bien fait ! A. m’expliquera plus tard qu’il s’est senti capable, comme si à l’intérieur ça lui disait : « tu es capable ! ».
    J’invite ensuite l’inconscient à examiner tous les souvenirs de théâtre, d’animations de spectacles du passé pour en retirer tous les apprentissages utiles pour A. de manière qu’il puisse apprendre à être aussi libre du regard des autres dans la vie future, que dans ces expériences passées.
    L’inconscient intègre tout ça et en profite pour installer le régulateur d’émotion à l’intérieur (A. le voit comme une sorte de robinet qu’on ferme plus ou moins).

    Puis A. ressort de sa transe hypnotique et est très étonné. Cette fois il est mieux parti ! Il ne voyait aucune machine à remonter le temps au début, puis est venu le Nautilus en bois, et ensuite il ne voyait rien à travers le hublot du Nautilus, et c’est survenu d’un coup à sa grande surprise.
    Quelques semaines plus tard, A. m’envoie un message pour m’informer de ses changements dans ses relations aux autres, dans ses projets professionnels et de sa grande satisfaction à propos de tout cela.
    Bref, une séance très fructueuse pour lui et je m’en réjouis !

     

  • UNE GROSSE PEUR D'ENFANT

    Mortelle Adèle et l’ami imaginaire

    C’est une pétillante petite fille de 9 ans qui vient me voir avec sa maman. Je vais l’appeler Clémentine.
    La première chose qu’elle fait est d’aller à la fenêtre voir son école qu’elle n’imaginait pas du tout comme ça vue du 9e étage de mon cabinet, et cela semble l’amuser.
    Elle me dit qu’elle a peur d’aller seule dans sa chambre pour ranger ses vêtements car il y a une silhouette noire effrayante près du rideau, en partie cachée par l’armoire.
    Ses yeux se remplissent de larmes.
    Elle ne voit que la tête de la silhouette jusqu’au milieu du front et ne veut pas la regarder tellement elle lui fait peur.
    Elle me montre aussi le dessin d’un monstre dans un livre de son frère qu’elle ne peut pas regarder car elle imagine qu’il va sortir du livre et lui faire du mal.
    Lorsque je lui demande ce qu’elle aime faire, elle me répond qu’elle aime lire des histoires de mortelle Adèle. C’est une petite fille qui n’aime pas les trucs de fille comme le maquillage et qui est très rigolote : par exemple, lorsqu’elle reçoit un livre en cadeau elle le trouve très pratique pour caler un pied de meuble bancal. Clémentine rit de bon cœur.
    Le plus intéressant dans tout ça est son ami imaginaire Magnus qui se transforme au gré de ses besoins et l’aide dans sa vie.
    "Et toi Clémentine ? Si tu avais un ami imaginaire, il s’appellerait comment ? "
    La réponse fuse instantanément : "il s’appellerait Christophe ! et il serait complètement bleu turquoise (sa couleur préférée.)"
    On fait un petit jeu pour commencer ensemble. On imagine un fil invisible au-dessus de la main gauche,, tenu entre l’index et le pouce de la main droite. On déplace la main gauche vers le haut, vers le bas, vers la gauche, et je lui demande tout à coup: "et que se passe-t-il si la main droite lâche le fil?" et Clémentine lâche aussitôt le fil en laissant tomber brutalement la main gauche sur la cuisse. Je l’imite et elle éclate de rire.
    On recommence l’expérience et de nouveau on s’amuse à laisser tomber la main.
    Puis elle ferme les yeux et imagine que cette main se soulève un peu et l’aide à partir dans un rêve.
    Je lui suggère de demander à Christophe d’aller voir la silhouette et lui demander ce qu’elle veut. "La silhouette ne veut pas parler" dit Christophe. Mais il trouve le moyen de lire dans ses pensées et comprend que la silhouette veut juste voir Clémentine. Elle s’approche de la silhouette en restant derrière Christophe, qui lui dit que la silhouette veut juste une amie. La silhouette commence alors à se transformer en licorne après un moment de négociation, quand Clémentine accepte d’être son amie.
    Elle n’a plus peur du tout.
    Puis à l’aide de Christophe elle transforme le monstre du livre en une créature tout à fait sympathique et colorée et elle n’a plus peur.
    Et quand sa maman lui rappelle qu’il y a aussi les araignées qui lui font peur, elle les transforme en singes rigolos avec Christophe et n'en a plus peur non plus.
    Elle réalise ensuite un beau dessin de tous ces nouveaux personnages et repart en jetant un œil une dernière fois sur la cour de récréation vue d’en haut.
    Magique!

     

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  • ARRETER DE FUMER AVEC L'HYPNOSE ET SE SOUVENIR DE SA GRAND-MERE QUI FUMAIT

    V., trentenaire, vient me voir pour arrêter de fumer. En fait il a déjà arrêté pendant 3 mois, mais quand il sort, il ne peut pas s’empêcher de fumer dès qu’il boit de l’alcool.
    S’il reste chez lui, il n’a aucune difficulté à ne pas fumer.
    Son médecin lui a expliqué qu’il a des récepteurs sensibles qu’il réactive à chaque fois qu’il fume, si bien qu’il finit immanquablement par refumer même en dehors des soirées.
    Il fume au maximum 10 clopes par jour dit-il, et ce depuis qu’il a environ 16 ans.
    Il trouve que c’est mauvais pour sa santé et aussi par moments il en a marre de sentir la cigarette.
    Quand il avait arrêté il y a un peu plus de 6 mois, il n’avait fumé que 2 cigarettes en 3 mois.
    V. est intermittent du spectacle et était en tournée à ce moment là. C’était plus facile pour lui.
    Dès qu’il est sorti un peu plus, il est retombé.
    Il s’en veut un peu quand il fume et en même temps il trouve ça sympa, comme une vieille habitude qu’on aime bien.
    V. est cameraman et les moments où il filme le transportent un peu ailleurs.
    En fait, il arrive sur un lieu, et parfois, il n’a aucune inspiration et puis il va remarquer un petit bidule qui va l’intéresser et là il va partir.
    Il y a un moment où il va un peu rentrer dans ce truc où il ne va plus voir l’endroit de la même manière.
    Alors, on y va ensemble.
    V. ferme les yeux, se laisse aller et commence à imaginer qu’il arrive quelque part avec sa caméra, dans un lieu qu’il aime bien.
    Et à un moment arrive cette idée, ce petit truc qui l’intéresse, et il laisse son attention se focaliser sur ça.
    Et il en profite pour plonger dans cet espace intérieur, et se rappeler comment c’est vraiment, quand l’idée surgit, et qu'il ne voit plus l'endroit de la même manière.
    Une fois qu’il y est plongé, à l’intérieur de son lieu à lui, avec sa caméra, j’invite l’autre part de lui, celle qui fait venir les idées, les émotions, le petit truc qui l’intéresse, et qui fait tant d’autres choses pour lui,  à travailler avec la partie qui aime fumer et avec la partie créative, et elles  trouvent d’autres choix possibles, sans fumer, tout en continuant à remplir la mission de cette partie pour V. Et parmi les choix possibles il y en a un meilleur que les autres, qu’elle choisit et qu’elle teste pour de vrai de l’intérieur.
    Ensuite cette part inconsciente identifie les contextes, les situations associées à cet ancien comportement, comme le verre d’alcool, et tellement d’autres, conscients ou inconscients, et coupe les liens entre les 2, puis relie tout ça à une belle image de V., libéré de cette ancienne habitude pour toujours.
    Et pour finir, j’invite cette part inconsciente à retrouver dans l’histoire de V. 3 souvenirs où V. a eu une grande volonté pour faire quelque chose qu’il estimait difficile à réaliser, de manière à en extraire toutes les ressources et les mettre automatiquement à la disposition de V.
    Et des larmes se mettent à couler sur les joues de V.
    Je l’invite à laisser cette émotion le traverser pendant qu’à l’intérieur elle délivre son message à V.
    On prend quelques minutes pour s’assurer que le travail à faire se termine comme il est bon qu’il se termine pour lui, en s’assurant bien que tous les changements à venir seront bons pour lui sur tous les plans de sa vie.
    V. sort de transe et me dit qu’il est surpris : il a ressenti une grande tristesse, comme on laisse un doudou. Il s’est retrouvé avec sa grand-mère qui fumait.
    Il s’est vraiment passé un truc d’après V. et c’est très surprenant pour lui.
    Il a l’impression d’avoir fait un petit deuil et ne s’attendait pas à lâcher son doudou.

    Avant de se quitter, je propose à V. de me recontacter pour renforcer le travail s’il en a besoin tout en lui disant que je ne pense pas que ce sera nécessaire (car j’ai l’intuition qu’on a fait ce qu’il fallait ensemble, mais ça, je le garde pour moi, après tout ce n'est qu'une intuition), et qu'il va voir avec le temps.
    V. n’a pas eu besoin de revenir….

    Plus d'informations sur comment arrêter de fumer avec l'hypnose

     

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