Blog Hypnose

Dans ce blog, je raconte des séances d'hypnose en préservant l'anonymat des personnes bien sûr, de façon à donner une idée de ma façon de travailler.
Je change les détails et garde la structure de la séance pour éviter que quiconque puisse se reconnaître.
Dans certains articles, je me contente d'aborder certains sujets relatifs à l'hypnose pour répondre indirectement à des questions qui reviennent souvent en cabinet.

Ce ne sont que quelques séances parmi les centaines d'autres que j'ai faites en cabinet

Un accompagnement pour un sujet de fond qui "traine" en vous depuis longtemps (anxiété par exemple) demandera un suivi thérapeutique régulier, avec parfois une impression que quelque chose a changé en séance, et parfois pas sur le moment. Le travail se fait aussi souvent entre les séances et il est important d'être présent à soi pour remarquer ce que la séance dernière a généré chez vous.

Pour un problème très circonscrit tel qu'une phobie, ou un trauma, le suivi est souvent de l'ordre de 2 à 5 séances.

L'HYPNOSE POUR REUSSIR SES CONCOURS

Par Le 21/02/2020

S. est en 2e année de classe prépa et va passer des concours d'entrée aux grandes écoles dans 2 semaines. Il lui tient vraiment à coeur de réussir ces concours et a choisi d'expérimenter l'hypnose;
Il pense qu’il a besoin de stress, il a peur de considérer ces épreuves, qui vont se passer dans son établissement, comme un devoir sur table classique, comme quelque chose de banal.
Il sent qu’en ce moment il commence à être dans cet état qu’il aime bien, dans lequel il se remémore ses cours, il récapitule ses connaissances,
il sait qu'il sait ce qu'il est censé savoir.
Il a simplement besoin de s’assurer d’être focus les jours de concours, car il ne veut pas redoubler. Il a beaucoup travaillé et se sent prêt,
il veut juste être sûr d’être focus quand il en a besoin.
J’accompagne S. à laisser son attention se poser sur ses sensations, sur ce qu’il voit là devant ses yeux, sur les sons de ma voix à côté de lui et les sons plus diffus qui viennent de l’extérieur, et qu’on n’entend que si l’on y prête vraiment attention, et les sensations de son corps confortablement installé sur le fauteuil, et étonnamment, plus il se laisse absorber par ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il sent, et plus à l’intérieur quelque chose change, comme quelque chose qui bascule, comme si le monde extérieur devenait plus lointain alors même qu’il se permet vraiment de plonger dans son monde intérieur à lui, un monde si riche. Et il sent le mouvement de ses paupières qui s’ouvrent et se ferment et qui pourront rester fermées dès qu’elles en auront envie.
Et c’est ainsi que S. commence à découvrir son propre univers d’hypnose.
Et lorsque je calibre que S. est dans une transe suffisamment profonde, j’invite son inconscient à parcourir le passé de S. et y retrouver des souvenirs significatifs où il était vraiment focus, en pleine possession de toutes ses capacités, et il le fait, et je le sais car il me le signale à ma demande, par un doigt qui bouge sur une main.
Puis je l’invite à ré-examiner ces expériences passées en détails de manière à en extraire tous les enseignements, tous les apprentissages, toutes les ressources, tous les éléments utiles pour S., et les mettre à sa disposition quelque part où il les retrouvera facilement et automatiquement dès qu’il en aura besoin, et quand c’est fait, le doigt  bouge de nouveau, un tout petit signal totalement inconscient.
Ensuite, au cas où ça ne suffirait pas,  je demande à l’inconscient de retrouver cet état focus et de l’installer là maintenant à l’intérieur, et ensuite de laisser venir une image, un son ou une sensation qu’il va associer à cet état pour l’ancrer et pouvoir le reproduire sur commande.
Et quand je reçois le signal oui qui m’indique que c’est fait, on teste l’ancre dans une situation future, pour vérifier qu’elle est efficace et fonctionne parfaitement pour S.
On finit la séance par une initiation à l’auto hypnose pour continuer à développer l’ancre dans les jours à venir jusqu’aux jours du concours.

S. est étonné de cet état bizarre dans lequel il était, à la fois ici, entendant tous mes mots, et un peu ailleurs, et de ces mouvements de doigts indépendants de sa volonté consciente.

Quelques semaines ont passé.
S. a réussi ses concours et intégré une très bonne école de son choix, il était focus !

Séance générique d'hypnose guidée pour se préparer

Accueil

PRENDRE RV

Contact

Hypnose ericksonienne et burn-out, récit d'une histoire

UN BURN-OUT AVEC DES MURS DEDANS

Par Le 10/01/2020

J., la petite quarantaine vient me voir sur la suggestion de son médecin généraliste, qui lui a prescrit un arrêt de travail depuis 3 semaines, ainsi qu'un anti-dépresseur, étant donné qu’elle avait mal partout et pleurait sans arrêt.
Cette situation selon elle fait suite à une série d’événements difficiles survenus l’an passé.
Une surcharge de travail où elle s’est retrouvée à devoir assurer à elle seule le travail de 3 personnes, sa mère en difficulté qu’elle a dû soutenir, et le décès accidentel et brutal d’une jeune nièce.
Deux mois après que les choses aient semblé se tasser, elle a flanché.
Ce n’est pas la première fois qu’elle flanche. La première fois, elle était adolescente et son père est décédé car il était gravement malade, chose qu’on lui avait cachée.
La deuxième fois, elle venait d’emménager avec son compagnon et a dû apprendre la vie à deux, dans une nouvelle ville.
La troisième fois, elle avait un bébé, quatre heures de transports par jour et travaillait plus de soixante heures par semaine, car elle pensait que c’était ce que l’on attendait d’elle.
Elle finit par dire :" il y a quelque chose que mon corps essaie de me dire, je sens qu’il y a un truc, quelque chose qui doit sortir et ça me fait très peur".
J. éclate en sanglots et j’accompagne cette émotion : « Les derniers remparts sont en train de lâcher, c’est comme si j’avais mis des murs au mauvais endroit ».
J. a un endroit qu’elle adore à la montagne, mais la dernière fois qu’elle y est allée, elle n’a rien ressenti, comme si elle était étanche ; encore une histoire de murs.
Alors nous partons dans cet endroit privilégié, en respirer l’air, en voir les couleurs, en ressentir la puissance et l’énergie, en replongeant dans les souvenirs.
Et j’invite l’esprit inconscient à aller voir les murs à l’intérieur, ceux qui sont devenus inutiles, et J. se met à sangloter, et pendant que l’inconscient apprend quelque chose de cette émotion, il examine tous les murs du paysage intérieur, et commence à les changer, en allant chercher quelque ressource, quelque apprentissage utile pour J. dans quelque expérience que ce soit de J., ancienne ou moins ancienne.
Certains murs changent de place, d’autres disparaissent, d’autres encore apparaissent ailleurs.
Et le paysage intérieur se recompose en s’assurant que tous les murs se posent au bon endroit, avec la bonne hauteur, la ou les bonnes couleurs, la bonne texture, et un nouvel équilibre commence à apparaître, et vu de là-haut le paysage intérieur se met en mouvement, se réorganise, en s’assurant bien sûr que tous les changements sont parfaitement équilibrés et harmonieux pour J. sur tous les aspects de sa vie. Et ce paysage va pouvoir continuer à se recomposer au fur et à mesure du temps aussi longtemps qu’il sera utile pour J.
Puis j’invite l’esprit inconscient à permettre à J. d’aujourd’hui d’aller voir une J. plus jeune dans le passé, qui a besoin d’aide, et à la lui apporter comme elle le ferait pour un enfant aujourd’hui, et elle n’y arrive pas. Alors j’invite l’esprit inconscient à faire venir quelqu’un d’autre aux côtés de la J. d’aujourd’hui, réel ou imaginaire, pour la soutenir et ensemble apporter à cette jeune J. ce dont elle a besoin. Et il le fait, et montre ensuite à la J. d’aujourd’hui comment cette jeune J. commence à changer, peut-être une question de regard, ou d’allure, ou d’autre chose.
Nous terminons la séance et je demande à J. de me tenir au courant des changements quand elle en aura envie.
Je reçois un message plusieurs semaines plus tard :J. est transformée depuis la séance, qui continue à porter ses fruits, et chaque jour lui apporte une surprise ou un bienfait supplémentaire.
Il faut croire que les murs ont bougé à l’intérieur …

 

Accueil

PRENDRE RV

Contact

UN BRAS QUI FLOTTE

Par Le 10/10/2019

V., 13 ans, vient avec sa maman car il ne mange pas grand chose. De nombreux aliments le dégoûtent profondément, et ça l’embête car il ne se sent pas de faire un voyage scolaire à l’étranger où il serait accueilli dans une famille, ne sachant pas ce qu’on lui proposerait à manger. Il voudrait ne plus ressentir ce dégoût et pouvoir manger de tout.
Il pense que ça vient de ses allergies alimentaires sévères entre 3 et 6 ans qui restreignaient énormément son alimentation : pas de blé, de lait, de fruits et j’en passe. Il restait surtout le sarrasin.
Du coup il pense qu’il n’a pas été habitué à manger varié et que peut-être ça vient de là.
Peut-être, on ne sait pas….
Sa maman nous laisse et je lui donne le choix : soit tu repenses à cette musique de film que tu aimes et tu en profites pour revoir les images de la bataille épique qu’elle évoque pour toi, soit tu décomptes de 2 en 2 à partir de 1000, mais d’une façon très spéciale : tu t’entends dire le nombre dans ta tête, en même temps tu lui donnes une couleur que tu vois, et une texture que tu touches pour ressentir ce que ça fait. Et à chaque nombre, tu changes de couleur et de texture.
V. semble aimer cette idée, et il se lance dans son décomptage, et je vois la main droite qui touche les textures pendant que je soulève doucement le bras, et le bras ne tarde pas à flotter tout seul.
Et pendant qu’il flotte le V. prudent examine le dégoût avec une grande attention pour apprendre tout ce qui est utile et changer peu à peu ce dégoût en autre chose, qui va permettre à V. de manger différemment. Et quand la main se posera sur la cuisse, il aura appris tout ce dont il a besoin.
Et la main finit par se poser après une lente descente.
Et j’invite le V. prudent à imaginer une situation future où il y aurait eu le dégoût et à la dérouler du début jusqu’à la fin histoire de voir si toutes les ressources nécessaires à V. sont là pour pouvoir manger de tout sans dégoût. Et s’il manque quoique ce soit, la main va pouvoir monter peu à peu, histoire de donner  le temps à G d’apprendre encore quelque chose de nouveau en allant peut-être puiser dans les expériences passées de G., ou dans le monde extérieur en regardant comment font les gens qui n’ont pas ce dégoût, je ne sais pas, mais il sait, et la main décolle et entame son voyage pendant que le V. prudent continue à apprendre.
Pendant ce temps, G est absorbé dans son décomptage et ne semble pas du tout se préoccuper de ce bras voyageur.
Et quand la main se pose de nouveau sur la cuisse, le V. prudent a appris tout ce qui est utile pour changer et on le vérifie en allant voir dans le futur comment ça se passe et il ne manque plus rien. Et bien entendu le V. prudent s’assure de faire tous ses changements au rythme le meilleur pour G.
On prend quelques minutes supplémentaires pour rêver un peu le temps pour V. prudent de terminer tout ce qu’il a encore à faire pour s'assurer qu'il fait un bon travail, et V. ressort progressivement de sa transe, et quand il ouvre les yeux, il semble un peu surpris, et il a bien aimé réfléchir dit-il.
A suivre…
 

ACCUEIL

PRENDRE RV

Contact

 

Comportement et hypnose

UN CÔTÉ SAUVAGE

Par Le 13/06/2019

R., la petite trentaine a pris RV car m’explique-t-il, il ne comprend pas son comportement: dès que quelque chose est sur les rails dans sa vie, c’est comme si il avait peur de s’ennuyer, et il met tout ça en danger.
Côté affectif, il est en couple depuis plusieurs années et le fait d’envisager d’avoir un enfant avec sa compagne l’a poussé à s’inscrire sur un site de rencontres, sans pour autant avoir envie de rencontrer qui que ce soit, étonnamment, comme si une partie de lui avait peur de s’engager.
Il se dit impulsif et être parti pendant 2 ans à l’étranger sur un coup de tête.
Il a ainsi découvert d’autres cultures, s’est fait de nouveaux amis, etc.
Il a l’impression d’avoir un côté sauvage, impulsif, qui lui a convenu pendant un certain temps, mais qui ne lui convient plus aujourd’hui.
Côté professionnel, ça devient un peu trop rôdé, facile, et il se demande s’il ne devrait pas chercher ailleurs, et pourtant en y réfléchissant, il pense qu’il a encore de l’espace de développement dans son entreprise.
Et quand une soirée entre amis est un peu trop lisse à son goût, il n’hésite pas à faire un esclandre, même injustifié, histoire de mettre un peu d’animation.
Il ne comprend pas pourquoi il fait ça.
J’emmène R. dans tous ces paysages qui lui ont plu durant ses voyages, pour retrouver tous les plaisirs de ces découvertes, les couleurs, la lumière, les sonorités, les sensations, l’air de là-bas, et parfois même des détails dont peut-être il ne s’est pas souvenu depuis longtemps, tout ça comme s’il y était vraiment.
Et pendant ce temps, une autre partie de lui entame un dialogue avec le R. sauvage.
Ensemble ils échangent sur la mission de R. sauvage pour R. et trouvent d’autres solutions pour la conserver, mais d’une autre façon, plus appropriée pour la personne qu’est R. aujourd’hui.
Et là-bas, à l’endroit où R. est maintenant, au fur et à mesure de la balade, il y a un chemin qui se présente, un chemin sur lequel  R. peut marcher à son rythme, au rythme exact auquel il veut marcher, il marche, il marche, il marche, et au bout du chemin, il y a un tournant et R. choisit exactement la manière dont il veut marcher et découvrir ce tournant du chemin, ce qu’il y a sur sa gauche, sur sa droite, il peut même regarder derrière lui, d’où il vient, regarder devant lui, où il va, et choisir exactement la manière dont il veut découvrir cette portion là du paysage et pendant qu’il fait cela, j’invite l’autre partie de lui qui a travaillé avec R. sauvage, à rêver à propos de tous les choix qu’on peut  faire pour soi-même, toutes les possibilités de changement à l’intérieur, alors même que R. marche sur ce chemin de la façon exacte dont il a décidé de marcher.
Puis vient le moment de prendre le chemin du retour vers la vie habituelle.