Les raisons fréquentes d’un deuil bloqué
Ce que l’on appelle parfois un deuil bloqué peut avoir plusieurs causes. Certaines sont très fréquentes.
L’absence de rituel : lorsqu’il n’y a pas eu de funérailles, pas d’au revoir, pas de moment symbolique pour marquer la perte, le psychisme peut avoir du mal à intégrer la réalité de l’absence.
Le choc brutal : un décès soudain, un accident, une annonce violente ou des circonstances traumatiques peuvent laisser la personne en état de sidération.
La culpabilité : “J’aurais dû faire plus”, “je n’ai pas dit ce qu’il fallait”, “si j’avais su”… Ces pensées peuvent figer le processus de deuil.
Un conflit avec le défunt : lorsque la relation était compliquée, ambivalente ou chargée de non-dits, le deuil peut devenir plus complexe.
Les émotions retenues : certaines personnes ont appris à tenir, à se taire, à ne pas pleurer, à “gérer”. Mais ce qui n’a pas pu être ressenti cherche souvent un chemin plus tard.
Dans ces situations, le deuil n’est pas absent. Il est là, parfois très fort, mais il n’arrive pas à se mettre en mouvement. Il reste comme coincé dans une pièce sans poignée.
Le deuil n’est pas un processus linéaire
On parle souvent des étapes du deuil à partir du modèle popularisé par Elisabeth Kübler-Ross : déni, colère, marchandage, dépression, acceptation. Ce modèle peut aider à mettre des mots sur certains vécus. Mais il ne doit pas être compris comme un escalier obligatoire que tout le monde monterait marche après marche.
En réalité, le deuil est rarement linéaire. Une personne peut ressentir plusieurs émotions en même temps, revenir à une douleur très vive des mois plus tard, ou ne pas se reconnaître du tout dans certaines “étapes”. Ce n’est pas anormal. Le deuil a davantage le sens des vagues que celui du métro.
Ne pas “avancer” de façon régulière ne veut donc pas dire que quelque chose cloche forcément. Cela peut simplement vouloir dire que votre histoire a besoin d’un autre rythme, d’un autre espace, d’une autre manière d’être accompagnée.
Comment débloquer un deuil ?
Quand le deuil semble figé, l’objectif n’est pas de forcer, ni d’oublier, ni de “tourner la page” au bulldozer émotionnel. Il s’agit plutôt d’aider ce qui est resté bloqué à retrouver un peu de circulation.
Dans mon accompagnement, plusieurs approches peuvent être utiles selon la situation :
L’EFT peut aider à accueillir et apaiser certaines émotions très chargées, comme la culpabilité, la colère, le choc ou l’impuissance.
Les stimulations bilatérales peuvent soutenir le retraitement émotionnel lorsque certains souvenirs restent très envahissants ou figés.
L’hypnose peut permettre de travailler autrement avec les images, les ressentis, les liens intérieurs, les non-dits, ou ce qui demande à être symboliquement déposé.
Chaque deuil est singulier. Il n’existe pas de protocole magique valable pour tous. Il existe en revanche des chemins d’accompagnement qui peuvent aider à remettre un peu d’air, de mouvement et de sécurité intérieure là où tout semble serré.
Quand consulter ?
Il peut être utile de consulter lorsque la souffrance reste très envahissante, lorsque la culpabilité ne lâche pas, lorsque les images reviennent sans cesse, lorsque la vie semble mise entre parenthèses depuis longtemps, ou lorsque vous sentez que quelque chose en vous est resté bloqué dans la perte.
Se faire accompagner ne signifie pas que vous êtes “faible” ou que vous échouez à faire votre deuil. Cela signifie simplement que vous n’avez pas à traverser cela seul.
Je peux si vous le souhaitez, vous accompagner au cabinet à Paris 3 ou en visio pour traverser ce deuil avec plus de douceur, de sécurité et de soutien.