Hypnothérapeute qualifiée à Chaville & Paris

panique

  • UNE GROSSE PEUR D'ENFANT

    Mortelle Adèle et l’ami imaginaire

    C’est une pétillante petite fille de 9 ans qui vient me voir avec sa maman. Je vais l’appeler Clémentine.
    La première chose qu’elle fait est d’aller à la fenêtre voir son école qu’elle n’imaginait pas du tout comme ça vue du 9e étage de mon cabinet, et cela semble l’amuser.
    Elle me dit qu’elle a peur d’aller seule dans sa chambre pour ranger ses vêtements car il y a une silhouette noire effrayante près du rideau, en partie cachée par l’armoire.
    Ses yeux se remplissent de larmes.
    Elle ne voit que la tête de la silhouette jusqu’au milieu du front et ne veut pas la regarder tellement elle lui fait peur.
    Elle me montre aussi le dessin d’un monstre dans un livre de son frère qu’elle ne peut pas regarder car elle imagine qu’il va sortir du livre et lui faire du mal.
    Lorsque je lui demande ce qu’elle aime faire, elle me répond qu’elle aime lire des histoires de mortelle Adèle. C’est une petite fille qui n’aime pas les trucs de fille comme le maquillage et qui est très rigolote : par exemple, lorsqu’elle reçoit un livre en cadeau elle le trouve très pratique pour caler un pied de meuble bancal. Clémentine rit de bon cœur.
    Le plus intéressant dans tout ça est son ami imaginaire Magnus qui se transforme au gré de ses besoins et l’aide dans sa vie.
    "Et toi Clémentine ? Si tu avais un ami imaginaire, il s’appellerait comment ? "
    La réponse fuse instantanément : "il s’appellerait Christophe ! et il serait complètement bleu turquoise (sa couleur préférée.)"
    On fait un petit jeu pour commencer ensemble. On imagine un fil invisible au-dessus de la main gauche,, tenu entre l’index et le pouce de la main droite. On déplace la main gauche vers le haut, vers le bas, vers la gauche, et je lui demande tout à coup: "et que se passe-t-il si la main droite lâche le fil?" et Clémentine lâche aussitôt le fil en laissant tomber brutalement la main gauche sur la cuisse. Je l’imite et elle éclate de rire.
    On recommence l’expérience et de nouveau on s’amuse à laisser tomber la main.
    Puis elle ferme les yeux et imagine que cette main se soulève un peu et l’aide à partir dans un rêve.
    Je lui suggère de demander à Christophe d’aller voir la silhouette et lui demander ce qu’elle veut. "La silhouette ne veut pas parler" dit Christophe. Mais il trouve le moyen de lire dans ses pensées et comprend que la silhouette veut juste voir Clémentine. Elle s’approche de la silhouette en restant derrière Christophe, qui lui dit que la silhouette veut juste une amie. La silhouette commence alors à se transformer en licorne après un moment de négociation, quand Clémentine accepte d’être son amie.
    Elle n’a plus peur du tout.
    Puis à l’aide de Christophe elle transforme le monstre du livre en une créature tout à fait sympathique et colorée et elle n’a plus peur.
    Et quand sa maman lui rappelle qu’il y a aussi les araignées qui lui font peur, elle les transforme en singes rigolos avec Christophe et n'en a plus peur non plus.
    Elle réalise ensuite un beau dessin de tous ces nouveaux personnages et repart en jetant un œil une dernière fois sur la cour de récréation vue d’en haut.
    Magique!